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Sortie de “Sur la plage empoisonnée” dans le N°17 de la Revue Dessinée

Sortie de “Sur la plage empoisonnée” dans le N°17 de la Revue Dessinée

Sur la plage empoisonnée, la bande dessinée issue des reportages d’Inès “Algues vertes le déni” et dessinée par Pierre Van Hove a été publiée dans le numéro 17 de la revue dessinée.

Vous pouvez en lire les 12 premières pages sur issuu.

Couverture "Sur la plage empoisonnée"

Des échantillons qui disparaissent dans les laboratoires, des corps enterrés avant d’être autopsiés, des jeux d’influence, des intimidations et un silence de plomb. Ne cherchez pas plus loin les ingrédients d’un bon polar. L’intrigue a pour décor le littoral breton.

Cette année encore, les algues vertes l’ont envahi en masse. Fraîches, elles sont inoffensives mais en pourrissant, elles dégagent un gaz aussi toxique que du cyanure. Depuis 2009, un chauffeur et un joggeur ont perdu la vie dans des circonstances troubles. Ils ne sont pas les premiers. En enquêtant sur le silence qui entoure chacune des victimes, la journaliste Inès Léraud et le dessinateur Pierre Van Hove ont déroulé le fil et sont remontés à la racine. C’est là, dans la nébuleuse mêlant gros bonnets de l’agro-industrie, scientifiques à la déontologie suspecte et autres marchands de doute, que se nichent la pièce manquante du puzzle et l’origine d’une omerta.

Bonne lecture.

Dans la presse :

Journal Breton – saison 2

Journal Breton – saison 2

Depuis maintenant deux ans, Inès Léraud a emménagé dans le hameau de Coat-Maël au coeur de la première région agroalimentaire de France, la Bretagne. Elle reprend son journal breton pour une deuxième saison qu’elle ouvre avec un bilan des changements qui ont eu lieu depuis son arrivée à Maël-Pestivien.

épisode 1 : Que sont-ils devenus ?

Entrée du village La route de Maël-Pestivien à Coat-Maël Le café pompe à essence de Yolande Simon

Depuis maintenant deux ans, Inès Léraud a emménagé dans le hameau de Coat-Maël au coeur de la première région agroalimentaire de France, la Bretagne.

Elle reprend son journal pour une deuxième saison qu’elle ouvre avec un bilan des changements qui ont eu lieu depuis qu’elle est arrivée à Maël-Pestivien et alentours.

Chanson de fin : “Fountain of youth” par Local natives – Album : “Sunlit youth” (2016) – Label : Infectious.

  • Reportages : Inès Léraud
  • Réalisation : Emmanuel Geoffroy

épisode 2 : Des nouvelles des voisins

Chapelle Saint Gildas, à Coat Maël • Crédits : © Dimitri Burdzelian

Depuis maintenant deux ans, Inès Léraud a emménagé dans le hameau de Coat-Maël au coeur de la première région agroalimentaire de France, la Bretagne. Elle reprend son journal pour une deuxième saison qu’elle ouvre avec un bilan des changements qui ont eu lieu depuis son arrivée à Maël-Pestivien.

  • Reportage : Inès Léraud
  • Réalisation : Jean-Christophe Francis

Emission “La petite lanterne” de Morgan Large sur Radio Kreiz Breizh

épisode 3 : La famille Jordan

Journal Breton Saison 2 épisode 3 : Les deux soeurs Jordan• Crédits : © Inès Léraud
Les deux soeurs Jordan• Crédits : © Inès Léraud

Pour le troisième épisode de cette deuxième saison, nous sommes dans le Morbihan. Dans le village agricole de Ploërdut, Inès rencontre les six membres de la famille Jordan qui a choisi de quitter le salariat, et vit avec quelques maigres subsides.

  • Reportage : Inès Léraud
  • Réalisation : Emmanuel Geoffroy

 

épisode 4 : Marilia

Marilia et son fils• Crédits : Inès Léraud Marilia• Crédits : Inès Léraud Kostya dans la forêt• Crédits : Marilia Petite

Marilia Petite a quitté son village centre-breton pour vivre dans une cabane en Sibérie orientale. Nous la rencontrons par deux fois, à un an d’écart, lors de retours dans la ferme familiale, à Trémargat.

Vers la page Wikipédia sur les Oudéguéïs
Vers la page Wikipédia de la région du Primorie

  • Reportage : Inès Léraud
  • Réalisation : Emmanuel Geoffroy

 

épisode 5 : La fabrique du silence 1 : à l’abattoir

Durant quatre nouveaux  épisodes, Inès recueille des histoires de menaces, de pressions, et d’autocensures, qui perpétuent l’hégémonie de l’agro-industrie bretonne. Ça commence dans les abattoirs.

  • Reportage : Inès Léraud
  • Réalisation : Cécile Laffon

Journal Breton saison 1

 

 

Mines d’uranium, le Limousin face à son passé

Mines d’uranium, le Limousin face à son passé

Un documentaire d’Inès Léraud et Diphy Mariani

Mines uranium, le Limousin face à son passé - Nucléaire
Mines d’uranium, le Limousin face à son passé – Nucléaire

En se promenant dans les vastes prairies et forêts limousines, rien n’indique qu’on se trouve parfois près d’anciennes mines d’uranium. Cinquante années d’exploitation de l’uranium ont été effacées du paysage.

La région Limousine a vécu l’un des épisodes les plus importants de l’histoire de l’industrie uranifère française. Entre 1948 et 2001, 60 mines y ont permis la production de dizaine de milliers de tonnes d’uranium (de quoi alimenter nos centrales nucléaires pendant environ 2 ans). Et 50 millions de tonnes de déchets sont restés sur place.

Les roches trop peu radioactives pour être exploitées, appelées stériles, ont été dispersées sur le territoire. Elles ont servi de remblais pour les chemins de promenades, pour les routes, ou même pour des maisons d’habitation. Si la radioactivité est indétectable pour les habitants et les promeneurs avec un compteur Geiger c’est un autre décor qui devient sensible.

AREVA, anciennement COGEMA, considère avoir remis les lieux en état après cessation de son activité.

Depuis, en aval des anciens sites miniers, les berges des rivières, les algues et les sédiments au fond des étangs, sont parfois devenus des « déchets radioactifs ». Plusieurs maisons, vu les fortes émissions de radon, ont dû être abandonnées par leurs habitants. Par endroits, la région semble polluée pour des milliers d’années.

Au cours de notre enquête se dessine le portrait complexe de toute une région, face à cet héritage.

  • La concession minière à AREVA cessant en 2018, la responsabilité de la pollution radioactive est par la suite du seul ressort de l’Etat, c’est-à-dire de la société.

Documentaire dédié aux instituteurs :
Thierry Lamireau et Christian Pénicaud, lanceurs d’alerte sur la pollution radioactive.

Merci à :
Cécile Descubes
Bruno Chareyron de la CRIIRAD (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité)
Alice et tous les habitants qui ont accepté de nous rencontrer

https://www.franceculture.fr/emissions/sur-les-docks/collection-enquetes-mines-d-uranium-le-limousin-face-son-passe

Article sur Télérama : http://www.telerama.fr/radio/plongee-dans-les-anciennes-mines-d-uranium-du-limousin,130212.php

Les mercuriens

Les mercuriens

mercu L’enquête a commencé il y a plusieurs années quand, petit à petit, ma mère s’est transformée. Des troubles de la mémoire, de l’élocution, une grande fatigue se sont mis en place si doucement, que nous ne les avons d’abord pas remarqué ou que nous avons simplement pensé qu’elle vieillissait. Elle est ensuite devenue allergique aux odeurs artificielles et à de nombreux aliments, pour finir par ne plus en manger que quinze. Mais aucun médecin n’est parvenu à comprendre les causes de ces différents symptômes qui s’amplifiaient. Pensant qu’elle faisait une dépression, ils lui ont conseillé de voir un psychologue.

Les amalgames dentaires ou plombages, ces petits morceaux gris que beaucoup d’entre nous portons en bouche, ne contiennent en fait pas de plomb mais sont constitués à cinquante pour cent par l’un des toxiques les plus puissants du monde : le mercure. Celui-ci se libère en petites quantités qui se stockent dans l’organisme et détruisent, selon les autorités de certains pays, à petit feu notre santé. C’est pourquoi l’Allemagne, l’Autriche, la Suède, le Japon et la Russie en ont restreint l’usage, et que la Norvège les a interdits. Mais en France nos autorités sanitaires considèrent que la libération du mercure est inférieure aux seuils de toxicité et les dentistes continuent d’en poser. Des gens pourtant luttent pour la reconnaissance officielle de leur intoxication au mercure dentaire. Personne ne veut les croire, personne même, ne veut les écouter, et notre autorité sanitaire les a classés cas psychiatriques. Avec eux pendant une heure, il sera affaire d’intime conviction, de contestation des certitudes, et peut-être… de lancement d’alerte.

POUR ECOUTER :

Télérama
20/03/08
L’Humanité
20/03/08
Le Courrier de l’Ouest
07/08/08
Le Courrier de l’Ouest
08/08/08
La Nouvelle République
08/08/08
Telerama lhuma courrierdelouest courrierdelouest2 LaNouvelleRepublique

 

Les paysans malades des pesticides

Les paysans malades des pesticides

Ils ont entre 45 et 55 ans, sont agriculteurs intensifs, sans aucune culture militante. Ils sont de droite, parfois très à droite. Rien ne les prédestinait à devenir contestataires de l’agriculture chimique, sur laquelle ils avaient au contraire tout misé. Mais suite à des ennuis de santé graves, liés aux produits phytosanitaires, ils vivent une évolution de leur pensée. Malades, culpabilisés par les institutions qui leur ont pourtant souvent caché les dangers de la chimie de synthèse, ils se perçoivent à la fois comme victimes et responsables, parfois même comme empoisonnés et empoisonneurs, révélant au travers des contradictions dans lesquelles ils sont pris, aussi bien les enjeux actuels du système capitaliste, qu’une culture singulière oscillant entre fierté et hantise du regard des autres.

Les paysans malades des pesticides : Affiche de l'association Phyto Victimes • Crédits : Ines Leraud - Radio France
Affiche de l’association Phyto Victimes • Crédits : Ines Leraud – Radio France

Cela se passe à Dôle, dans le Jura, au sein d’une réunion de l’association « Phytovictimes » qui regroupe des paysans utilisateurs de pesticides. L’enjeu à travers leurs témoignages est de dessiner les contours du système tentaculaire pour lequel ils travaillent et de saisir si et comment il serait possible, à leur échelle, de sortir de la chimie pour se tourner vers le bio. « Pour ça j’ai besoin de lui, dit Denis Camuset en parlant de son fils qui va reprendre l’exploitation, j’ai mené bien des combats, mais le passage en bio est certainement le plus dur ! Ce qui rend difficile le changement du système, c’est tout l’aspect psychologique, on a tellement été bercé dans une autre mentalité. Réduire les pesticides c’est reprendre une formation, c’est changer tout un système, c’est aussi la peur financière je crois, car on ne sait pas où on va. »

Avec :
Les membres de l’association “Phytovictimes”
Les agriculteurs du village de La Loye dans le Jura
Les sociologues Nathalie Jas et Christian Nicourt

Production : Inès Léraud
Réalisation : Anna Szmuc

https://www.franceculture.fr/emissions/sur-les-docks-14-15/les-paysans-malades-des-pesticides

Henri Pézerat, l’homme de l’amiante

Henri Pézerat, l’homme de l’amiante

Documentaire proposé par Inès Léraud et réalisé par Guillaume Baldy

Henri Pézerat à l'usine d'amiante Amisol © www.ban-asbestos-france.com
Henri Pézerat à l’usine d’amiante Amisol © www.ban-asbestos-france.com

« Sur les Docks » propose la biographie sonore en deux épisodes d’un personnage marquant du 20ème siècle, mais encore méconnu : Henri Pézerat. Parmi les hommes qui ont essayé de contribuer à améliorer le monde en le rendant plus juste et humain, et qui y sont parvenu, il y a Henri Pézerat. Disparu l’année dernière à l’âge de 80 ans, il a passé 35 ans, oui 35 ans, à travailler sur des questions de santé au travail. Si des milliers d’ouvrières et d’ouvriers de divers industries ont été reconnus en France comme victimes de maladies professionnelles, s’ils ont obtenu la reconnaissance de la faute inexcusable de leurs employeurs qui avaient conscience du danger au moment où ils les exposaient à des cancérogènes, c’est en grande partie grâce à lui.
Sa première lutte, la plus longue et la plus importante est celle contre l’amiante. Elle commence dans le climat politique des années 70 à Jussieu et aboutit à l’interdiction du minéral en 1996 ouvrant au droit à la réparation des victimes.

 

 

Pour écouter en ligne ou podcaster :

Revue de presse
“L’humanité”
25 mars 2010
“Le Monde”
28 mars 2010

"L'humanité" 25 mars 2010
“L’humanité”
25 mars 2010

"Le Monde" 28 mars 2010
“Le Monde”
28 mars 2010
Amisol ou "l’enfer blanc"

Amisol ou "l’enfer blanc"

Amisol, usine d'amiante
Enquête sur Amisol, une usine d’amiante de Clermont-Ferrand, surnommée “l’enfer blanc”. Depuis sa fermeture en 1974, d’anciens salariés poursuivent le dernier PDG au pénal depuis 17 ans. Retour sur “les lieux du crime”.

Reportage : Inès Léraud
Réalisation : Emmanuel Geoffroy
Chanson de fin : Titre : “Come as you are” de Nirvana chez Geffen

Pour signer la pétition des AMISOLS c’est ici : http://www.petitionpublique.fr?pi=AMISOL

Un article sur Mediapart : Amiante: l’impossible procès des usines-cercueils 

Pour écouter le reportage : https://www.franceculture.fr/emission-les-pieds-sur-terre-amisol-ou-l-enfer-blanc-en-partenariat-avec-mediapart-3-2013-02-14

Anne, mère électro-sensible

Anne, mère électro-sensible

electrosensibleSuite à l’installation d’un réseau wifi dans la cité universitaire où elle travaillait comme femme de chambre, Anne est devenue sensible aux champs électro magnétiques artificiels. On la retrouve, avec ses deux filles, dans la grotte où elle vit depuis trois ans à l’abri des ondes.

Reportage : Inès Léraud
Réalisation : Annabelle Brouard

Un grand merci à Anne, Laure, Elisa, Bernadette et Henri

Pour écouter : https://www.franceculture.fr/emission-les-pieds-sur-terre-electrosensible-2012-02-06

Médiator : Portrait d’Irène Frachon

Médiator : Portrait d’Irène Frachon

Irène Frachon
copyright photo : “L’express”

Irène Frachon est pneumologue, spécialiste de l’hypertension pulmonaire, c’est elle qui a révélé une des plus graves escroqueries sanitaires. C’est elle qui a réussi après des années de combat à faire interdire le Médiator, médicament du laboratoire Servier, d’abord prescrit pour les patients traités pour le diabète, puis comme coupe-faim. Le médiator est le 44ème médicament le plus demandé en officine, entre 1976 et 2009, 144 millions de boites ont été vendues à près de 5 millions de patients. Faire interdire le médiator a été un long chemin semé d’embûches. Le plus dur aura été de savoir ce qu’il y avait dans le médiator. Il aura fallu des mois d’enquête pour que Irène Frachon comprenne de quoi était composé cet adjuvant. Des mois à recouper des listings, à chercher des preuves, des mois pour comprendre le lien entre le Médiator et des valvulopathies aux conséquences parfois mortelles. Des mois la trouille au ventre, à se demander si elle ne se trompait, si elle n’accusait pas à tort le laboratoire Servier, premier groupe pharmaceutique français, présent dans 140 pays et employant plus de 20 000 collaborateurs dans le monde.

Comment accepter qu’un médicament toxique soit laissé sur le marché pour des raisons strictement économiques? Pour des raisons de lobying? Irène Frachon s’est opposée à la culture du secret. Ne pas parler c’était laisser la voie libre à Servier, et laisser chaque jour des centaines de milliers de personnes mettre leur santé en danger en absorbant un médicament toxique. Irène Frachon a donc fait son boulot de médecin, elle a signalé chaque cas de valvulopathie, elle a refusé la compromission, elle a dénoncé les pressions exercées par l’industrie pharmaceutique sur les autorités de santé, elle a dénoncé la collusion entre les instances de surveillance sanitaire et les laboratoires, elle a mis à jour les relations entre Servier et le monde politique et plus particulièrement l’amitié qui lie Mr Jacques Servier au président de la République. Avec le médiator Irène Frachon a démontré la faillite d’un système. Depuis elle dit avoir quitté le monde des bisounours et compris la puissance de désinformation de lobbys et la soumission intellectuelle et psychologique d’une grande partie des médecins à l’industrie pharmaceutique.
Jusqu’à 21H portrait d’une femme courageuse et obstinée. Un reportage d’Inès Léraud.

POUR ECOUTER :

http://www.franceinter.fr/emission-nous-autres-mediator-portrait-d-irene-frachon-rediffusion

OU